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Violence : le choix noir

Photo France 3
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La version audio dans le Blog-Notes de Radio Notre-Dame (passez trois minutes).
Bon là commence à faire beaucoup non ? 800 casseurs, 41 personnes en garde à vue, 28 policiers blessés, 11 parmi les manifestants. Eh oh, il va falloir dire stop. Signalons tout de même au passage qu’il ne s’agit que d’une minorité. Mais je ne peux pas croire qu’il n’y ait pas une forme de complicité. Pourquoi les manifestants se retrouvent-ils débordés par des casseurs ? Ils ne peuvent ignorer que certains veulent en découdre, je n’arrive pas à y croire. Et c’est là que se pose la question de ce choix, de cette possibilité qui s’offre de choisir la violence ou pas. Quelle tristesse de se sentir obligé de passer par là ,parce qu’on n’a pas les mots, et que l’on imagine que c’est la seule solution. Et pourtant, les solutions, elles existent, et l’Histoire est riche d’exemples de grandes figures qui ont choisi la non-violence : Ghandi qui a tout de même obtenu l’indépendance de l’Inde, Mandela, la fin de l’Apartheid, Martin Luther King, les droits des personnes noires et enfin plus près de nous, Aung San Suu Kyi, en Birmanie, où l’on assiste aux prémices d’une démocratie. Alors, question à 20 centimes d’euro : quel est le point commun entre toutes les grandes figures que je vous ai citées ? Tic, tac, tic, tac, tic, tac…

Eh bien c’est une force intérieure incroyable puisée dans une spiritualité, à travers la lecture, la méditation ou la prière. Ils ont été également prêts à d’énormes sacrifices pour mener à bien leurs combats. Car la non-violence est un choix bien plus exigent que la violence, et pour ce faire, il faut de sacrées ressources spirituelles. C’est choisir la Lumière, même si elle est toute faible, et non les ténèbres.

Alors comment sortir de ce bazar ? Personnellement je rêve d’une fraternisation avec la police (et pourquoi pas ?). Mais je pense surtout que cela dépend de chacun de nous et de notre capacité à cultiver et développer notre vie intérieure pour qu’elle rayonne sur les personnes qui choisissent la haine. Si chacun au quotidien pose des actes de paix, cela contaminera le monde. Je constate actuellement sur l’application Périscope dont je vous ai déjà parlé une onde de bienveillance, de positive attitude, de bonne humeur qui est en train de monter. S’il y a des personnes mal intentionnées sur les réseaux sociaux il y a aussi beaucoup de personnes qui veulent partager leurs talents, leurs savoirs leur énergie. Et cela, c’est un tsunami d’amour que l’on ne va pas pouvoir arrêter.

Sylvie

Ne cache pas ta joie !

"L'hymne à la joie", ou encore "Jésus que ma joie demeure" : que n'ont pas fait les grands compositeurs pour célébrer ce sentiment si intense ! Si ce n'est lui consacrer les plus belles oeuvres musicales. J'ai l'impression en ce moment que notre société aspire à cette joie avec avidité, à ce bonheur intense promis à tous. Les comédies, que ce soit au cinéma ou au théâtre, explosent les records d'entrées et les one men ou women show se multiplient comme des petits pains. On a besoin de se détendre et de rigoler. Mais, à vouloir chercher un plaisir éphémère, ne sommes-nous pas en train de nous tromper ? N'y a-t-il pas une joie qui passe et une joie qui ne passe pas ? Je n'ai rien contre la joie extérieure, qui peut parfois se manifester de manière très démonstrative. Je suis la première à sauter comme un cabri lorsqu'on m'apprend une bonne nouvelle. Mais ce sentiment passager d'euphorie ne laisse-t-il pas au final un amer goût de vide ? 

La véritable joie n'est-elle pas intérieure ? Il me semble que oui. Et c'est cette joie que j'ai envie de faire fructifier en moi. Cette joie discrète, qui ne se voit pas nécessairement, mais qui rayonne malgré elle. Cette joie qui irradie de l'intérieur, et qui a pour caractéristique d'être paisible (du coup rien à voir avec les danses de la pluie ou autres incantations jubilatoires). Cette joie qui n'est pas soumise aux aléas de la surface, difficultés, agressions et autres mésaventures qui peuvent nous arriver tous les jours. Cette joie qui vient du coeur et prend sa source au plus profond de nous, là où se trouve l'Amour, là où se trouve Dieu. Cette joie… La Joie. Pas forcément évident me direz-vous, car il arrive que la joie s'en aille, et qu'elle joue à cache-cache bien mieux qu'un enfant de quatre ans. A ce jeu-là, difficile d'être plus forts pour la retrouver, peut-être bien cachée derrière nos soucis. J'ai déjà fait comme beaucoup cette rude expérience de perdre la joie, et aujourd'hui je sais en apprécier la saveur. J'ai conscience que si je veux qu'elle s'installe durablement, il me faut la vouloir et la chercher inlassablement. Bon vous allez me dire, y a du boulot. On est quand même souvent tenté de râler et de se laisser aller aux pensées mauvaises que de demeurer dans la joie. C'est plus facile.

Il n'y a pas de formule magique pour rester dans la joie, si ce n'est ce travail intérieur, que chacun mène comme il l'entend. Mais pour cela nous ne sommes pas seuls ;). Heureusement la joie a comme particularité de se communiquer : les autres peuvent devenir source de joie et vice versa. Et franchement ce serait bête de s'en priver. Alors ne cachons pas notre joie, aujourd'hui, c'est rendre service à la société. Qu'en pensez-vous ?

Sylvie

NB : j'ai largement puisé ce billet dans les réflexions et les partages d'un we organisé par la co jp sur le thème de la joie