Archives pour la catégorie Religion

Allez plus haut !

Là haut -PixarA écouter ici sur le podcast de Radio Notre-Dame, passez 3’10

L’Ascension, la fête, qui invite à prendre de la hauteur. C’est parfois ce qui nous manque dans notre vie de tous les jours non ? Le premier réflexe reste souvent de se plaindre, de ne pas voir une situation dans son ensemble et ne pas comprendre que parfois un petit écueil peut cacher une belle surprise ou quelque chose de plus grand. Prendre de la hauteur peut s’adresser surtout aux medias, et à leur façon de traiter l’actualité : ne pourrait-on pas de temps en temps mettre un peu plus les choses en perspective ? Au lieu de nous parler des casseurs soi disant de Nuit Debout, ne pourrait-on pas parler plutôt du formidable élan citoyen qui se passe Place de la République et partout en France. Des idées qui sont en train d’émerger ? Au lieu de nous parler de l’évacuation de Stalingrad, ne serait-il pas envisageable de poser les vraies questions et pourquoi ne pas envisager la solution pour un meilleur accueil des migrants ? L’Ascension c’est un peu le contraire des chaines d’info continu, c’est être invité à voir les choses de manière plus large, plus globale, de manière plus reliée, sans les isoler les unse des autres.

Comme dirait Tina Arena, c’est une invitation à aller plus haut, à se dépasser. Si les réalités d’en bas sont ce qu’elles sont, et si nous sommes appelés à les changer pour rendre le monde meilleur, il me semble qu’il ne faut pas quitter des yeux notre objectif : viser le Ciel. Mais cela ne se fait pas sur un claquement de doigts, cela demande des efforts. Oui on n’a pas rien sans rien.

Viser le Ciel cela signifie se mettre au service, de manière désintéressée. Accueillir le pauvre, soigner, consoler, construire, rêver etc. Viser le Ciel c’est le contraire de l’égoïsme, ce n’est pas en montant sur les autres et en les écrasant qu’on arrivera plus haut. Cela demande de faire des choix, qui sont parfois à contre courant. Cela demande de la persévérance, cela demande surtout de faire confiance. Si nous visons le Ciel, nous ne pourrons pas être déçus, même si le chemin peut parfois être semé d’embûches. Et le chemin le plus direct pour toucher le Ciel, eh bien c’est le chemin de l’Amour. Accueillir l’amour et le donner, je pense que c’est le message de l’Ascension, une fête qui nous rappelle le sens de notre vie : du bas vers le haut.

Sylvie

 

 

Reviens !

LéonLa même chose en audio sur Radio Notre-Dame, passez les 3 premières minutes.

Comme quoi on peut vivre le Carême pendant des années et encore être surprise. Cette année, un mot m’a fait tilter pendant l’homélie de la messe des Cendres, le mot « Revenir » et j’avoue que je n’y avais jamais fait attention. C’est vraiment la Parole forte de ce Mercredi des Cendres : « Revenez à moi, de tout votre cœur ». Et c’est vrai que revenir, même si cela peut être difficile, c’est tout de même très beau comme démarche. Alors, il y a d’abord revenir à soi. Car tout au long de l’année, on a peut-être tendance à nous décentrer de nous-mêmes, à nous éclater, à chercher ailleurs les plaisirs qui finalement ne nous rendent pas totalement heureux. Or, le Carême nous offre une occasion extraordinaire de nous recentrer, de revenir à notre cœur, d’ être à l’écoute pour arrêter de nous perdre dans le monde, qui ne fait que nous éloigner de notre cœur.

Si nous vivons ce chemin de purification, dans le jeûne et la prière, si nous revenons à notre cœur, eh bien nous revenons à Dieu, qui est là au fond de nous. Comme si pendant 320 jours, nous passions à côté de Lui sans trop le voir en lui disant : Oui oui je t’appelle, promis ! Mais qu’au final il ne se passe jamais rien. J’imagine Dieu qui attend plein d’amour notre retour et qui se morfond de nous voir nous éloigner. « Mais reviens ! Reviens ! » Pas toujours évident de revenir. Cela demande de prendre un peu sur soi, d’écouter vraiment ce que nous avons au fond de nous. Mais au final, nous savons tout de même que c’est là que nous obtiendrons la joie en abondance. Dieu nous attend les bras ouverts, et il faut bien 40 jours, pour reprendre ce chemin intérieur, ce chemin qui nous mène vers la Vie.

Et si nous poursuivons la logique, revenir à soi, revenir à Dieu, c’est aussi revenir aux autres. Ceux qui nous sont les plus proches tout d’abord, peut-être en leur accordant plus de temps. Peut-être aussi en regardant nos collègues différemment ou en souriant au SDF au coin de la rue. Revenir, comme le disait le prêtre dans son homélie, c’est se défaire de notre égoïsme, c’est laisser tout ce qui nous empêche d’avancer, d’être heureux, d’aimer. Quelle joie donc d’être en Carême, pour dire à Dieu, ok je reviens, car je sais que c’est pour mon bonheur.

Sylvie

 

 

 

Vatileaks, changement d’ère

© LSD - Rome 2014
© LSD – Rome 2014

Ce week-end deux personnes ont été arrêtées, elles faisaient partie de la commission chargée de faire un audit général sur les finances du Vatican. On parle d’un nouveau Vatileaks. Ces deux personnes auraient transmis des documents confidentiels à un journaliste italien, qui auraient servi pour la rédaction de deux livres publiés en Italie hier. Ces ouvrages révèlent un manque total de gestion dans les finances du Vatican, un manque de transparence, une volonté de ne pas transmettre les comptes, des détournements d’argent etc.

Bref, les livres révèlent une certaine résistance à la politique du pape François. On se rappelle qu’il a été élu, entre autres, pour réformer la Curie. Il sait qu’il doit dégraisser un mammouth, pire que l’Éducation Nationale en France donc imaginez un peu ! Il doit nettoyer une institution vieille de plusieurs siècles. Mais regardez comment il procède, et là on peut dire en cela qu’il est un modèle. Il s’est entouré d’un conseil de 9 cardinaux, il a créé un ministère de l’Economie, il a à cœur que s’il y a une restructuration, les personnes ne perdent pas leur emploi. Il agit lentement mais sûrement. Il prend conseil, il discerne. Il prend le temps.

Au final, je pense que cette affaire nous renvoie à notre propre capacité à accueillir le changement. Franchement, personne n’aime être bousculé, surtout lorsque l’on a ses petites habitudes. Et accepter de changer, c’est accepté de se regarder en face, de voir ses failles, ce qui ne va pas. Après tout, on s’en est accommodé, même si cela fait du mal aux autres, ou à soi-même. Je parle de nos petites malversations intérieures, ou de nos rétentions d’informations. C’est lorsqu’un regard extérieur vient faire la lumière sur nos zones d’ombre que nous trouvons bien confortables, eh bien c’est à ce moment que l’on se sent gêné et mal à l’aise. Comment faire pour que ça aille mieux, vers plus de beau, vers plus de bien, vers plus de bonheur. C’est donc un vrai travail sur soi, qui demande courage et lucidité. On peut donc comprendre qu’après tant d’années, cela soit difficile pour la Curie. C’est alors que seule la grâce peut intervenir. Ce qui se passe au Vatican, c’est aussi ce qui se passe en chacun de nous. Personnellement je pense que le changement est possible, pour nous comme pour la Curie. C’est mon côté optimiste.

 

#TerreSainte

Il m'arrive aussi parfois d'écrire sur Cahiers Libres

Du 24 au 26 mai dernier, a eu lieu un événement historique : la visite du pape en Terre Sainte. Voyage hautement symbolique au cours duquel François n'a pas manqué de surprendre par ses gestes et par ses paroles. Largement relayé dans les médias, ce pèlerinage a selon moi manqué de visibilité sur les réseaux sociaux, en raison d'un phénomène simple : le non choix de hashtag… Lire la suite ici

Onde de choc… spirituel

Version audio matinale sur Radio Notre-Dame

Le pape François se rend du 24 au 26 mai en Pèlerinage en Terre Sainte et nous a invités dès le mois de janvier à prier pour ce voyage. Personnellement, je sens monter comme une onde de choc spirituel autour de cette visite exceptionnelle. Le 23 mai a lieu en France la Nuit de la paix en union avec le pape François, lancée par le mouvement Pax Cristi. Alors on peut se dire qu'Israël, la Palestine, c'est loin tout ça et c'est compliqué et qu'après tout cela ne nous concerne pas. Or, si l'on réflechit un peu, on se rend vite compte que la paix dans le monde, dépend de la paix à Jérusalem. Que tout est cristallisé autour de cette ville sainte. On le perçoit d'ailleurs très bien lorsque l'on s'y rend. Donc la paix en Terre Sainte, cela nous concerne tous, plus qu'on ne le croit…

Alors dans notre prière, n'oublions pas tous nos frères catholiques qui vivent en Israël et sur les territoires palestiniens et qui ne pourront pas aller saluer le pape François, pour des raisons de sécurité et surtout parce qu'il leur est difficile de circuler. Voici ce que rapporte la Tribune de Terre Sainte : "Moins d’un 1% des 10000 chrétiens palestiniens verront le pape {…} Le Saint-Siège a décidé d’une courte visite, si bien que le Saint Père ne se rendra pas en Galilée où sont présents la plupart des catholiques de Terre Sainte." Nous avons tous un jour ou l'autre été empêché d'aller à un événement festif parce que l'on était malade. C'est souvent un déchirement, qui peut se vivre dans la frustration et la douleur. Compatissons à la peine des catholiques de Terre Sainte. Cela doit être une épreuve de plus. Et en même temps, je suis persuadée que dans ces chemins de croix il y a toujours une résurrection, quelque chose de fécond, auquel on ne s'attend pas. Il est sûr que cette visite du pape François en Terre Sainte elle va porter de grands fruits. On ne mesure pas à quel point. Toute cette souffrance ne peut pas être veine.

Je suis persuadée que cette visite du pape François va faire se lever dans les camps qui s'opposent des hommes et des femmes de paix. Il va aider à une prise de conscience de l'urgence de la réconciliation par ceux qui vivent sur place, car le pape peut nous surprendre. Alors ce week-end il faut y aller à fond et faire passer le relais : la paix dépend de chacun de nous.

Sylvie

Légende qui accompagne la photo ci-dessus, publiée sur la page Facebook créée par les chrétiens arabes pour la visite du Pape
Regarde-les, bien … Sais-tu qui sont-t-ils? Ils sont des enfants de Jérusalem ! … Sais-tu ce qu'ils sont en train de dire ? Ils demandent de l'aide, voire le secours !!! …. Sais-tu pourquoi ils demandent le secours ? Ils le demandent parce que leur père vient visiter leur pays, et qu’ils n'ont pas le droit de le voir ! … Sais-tu à qui ils demandent de l'aide ? Ils la demandent à toi. Tu peux les aider, d’abord, par une petite prière, et ensuite tu les aideras aussi si tu répands cette photo le plus loin possible, et si tu fais pression sur ceux qui gouvernent et si, enfin, tu participes aux événements qui précèdent la visite (NDLR : du Pape) !! Unis ta voix à celle de ces petits enfants, afin qu’un cri soit poussé et que le monde entier sache que : « tout ce que je demande, c’est de pouvoir accueillir mon père » !!!!

Les Rameaux : mon chemin de croix

Version audio sur Radio Notre-Dame par ici !

A quelques jours de la messe des Rameaux je me dis mon Dieu, il va falloir y aller, et j'avoue que j'ai les pieds de plomb (oui cette année, j'ai décidé de ne pas la sécher). Il y a toujours beaucoup de monde. Je trouve qu'il y a beaucoup d'hypocrisie dans cette manière de faire, d'aller une fois par an à la messe pour faire bénir ses rameaux et de ne plus y retourner après… Une forme de superstition. Et manque de pot, c'est en plus l'une des plus longue de l'année. Personnellement je vis la lecture de la Passion comme une souffrance, c'est mon chemin de chemin de croix à moi. Cette lecture qui n'en finit pas ! Un peu comme si Dieu nous mettait à l'épreuve. Si vous allez à la messe des Rameaux et que vous restez jusqu'à la fin, alors je vous comblerai de grâces.

En même temps, la messe des Rameaux constitue un peu une métaphore de l'humanité. Il est clair qu'en terme de revival, elle est sans doute dans la liturgie catholique, la plus proche de la réalité qu'elle commémore. La foule acclamant Jésus à l'entrée de Jérusalem, se retrouve chaque année aux portes de nos églises.

Ces foules d'ailleurs se ressemblent fortement. Elles ont en commun une forme d'irresponsabilité. On imagine que certains se retrouvent à acclamer Jésus alors qu'ils ne l'ont jamais rencontré, qu'on leur en a vaguement parlé et qu'ils n'étaient pas loin à ce moment là. Donc oui on va à la messe des Rameaux, c'est une tradition, mais on ne sait pas trop pourquoi, on se retrouve là un peu sans avoir réfléchi.
Ensuite et surtout, il y a cet effet mouton de panurge qui caractérise l'être humain. On suit la masse, la foule, le courant. Tout le monde pense la même chose, on encense certains aujourd'hui pour en lyncher d'autres demain et ce qui s'est passé à Jérusalem est exactement la même chose qu'aujourd'hui. Ceux qui acclamaient Jésus seront quelques jours plus tard les mêmes qui demanderont sa mort. Le vent tourne, et en fonction, on crie avec les loups.

Finalement cette messe nous met face à notre responsabilité, face à notre liberté, face à nos choix, nos engagements. Alors, oui, je l'avoue, je vais avoir du mal à me rendre à la messe des Rameaux, et à être confrontée à mon humanité. Mais, reconnaissant que Dieu la transforme, je sais aussi qu'il faut passer par l'épreuve pour trouver la vie. En cela les Rameaux, sont déjà une préfiguration de la Résurrection.

Sylvie

« J’étais en salle de presse du Vatican »

Il y a un an jour pour jour, le monde apprenait stupéfait la renonciation du pape Benoît XVI. L'onde de choc se répandit comme un trainée de poudre et allait entrainer les changements que l'on sait. Charles de Pechpeyrou était ce jour-là en salle de presse du Vatican, il fut l'un des premiers à apprendre l'historique nouvelle. 

Il nous raconte ce qui s'est passé ce 11 février 2013 et comment il a vécu cet événement historique.
(Désolée pour les bruits parasites)

Lien vers Soundcloud

L’Eglise à l’écoute des victimes

Les évêques de France ont annoncé récemment la réorganisation de la Pastorale Nouvelles Croyances avec notamment la création mission d’écoute des victimes de dérives sectaires au sein des communautés ecclésiales. Une première pour l’Eglise !

Tout d’abord cette nouvelle nous renvoie au paradoxe posé par les fondateurs des communautés nouvelles. Je suis très étonnée de voir dans l’Histoire récente de l’Eglise, un feu d’artifice de fondateurs de communautés fous, et pas seulement de Dieu : des manipulateurs, des paranoïaques, voire des pervers.

Pourtant malgré la double-vie, la maladie ou la perversion de ces personnalités « charismatiques », les communautés qu’ils ont fondées portent de beaux fruits, et c’est important de le souligner.

La mission entreprise par les Légionnaires du Christ  dans les médias permet de faire connaître le message de l’Eglise.
Des jeunes par centaines sont formés à la théologie grâce à la Communauté Saint Jean
De nombreuses personnes se convertissent lors d’un séjour dans la Communauté des Béatitudes
La prière et le recueillement trouvé chez les
sœurs de Bethléem permettent à de nombreuses personnes de se ressourcer

La pauvreté et la radicalité évangélique des sœurs de l’Agneau sont un témoignage de la proximité de Dieu pour les pauvres

L’œuvre de compassion de
Point Cœur bouleverse non seulement ceux qui partent en mission mais tous ceux qu’ils rencontrent

Or la personnalité complexe de ces fondateurs a eu des conséquences sur la vie de nombreuses personnes. Aujourd’hui, l’Eglise reconnaît que ces personnes ont le droit d’être accueillies et écoutées. Si l’écoute ne suffit peut-être pas pour réparer le mal qu’elles ont subi, elle est tout de même fondamentale. Que l’Eglise demande pardon est sans doute une première pierre pour qu'elle se reconstruisent. Car pour certaines personnes violées, ou manipulées, il faudra des années et des années pour reprendre le cours d’une vie normale. En cela, l’association l’Avref  fait un travail remarquable d’accompagnement des personnes sorties de communautés et de leur famille. Mais combien sont actuellement les religieux ou religieuses dans les communautés dont la liberté n’a pas été respectée, dont le discernement n’a pas été muri ? Des personnes qui ont pensé en pleine conscience donner leur vie au Christ mais en fait l’ont donnée à un fondateur ? Changer la tête d’une communauté dans ces cas-là est une nécessité vitale, même si cela demande courage et humilité.
Ensuite on ne laisse pas un arbre affaibli sans tuteur. L’Eglise a le devoir d’accompagner, de guider les communautés dans leur croissance, pour éviter de nouvelles victimes. De les aider à entrer dans deux millénaires de tradition, et pour cela il y a des règles de base : respecter le droit canon par exemple. Et pourquoi ne pas instaurer un contrôle de ces communautés, une surveillance dans la bienveillance et la charité ?

Sylvie

Flickr : Michel Schmid

Hot line gratis

La version longue et audio par ici sur Radio Notre Dame, il faut passer le début.

Que faites-vous quand vous n’avez pas la forme ? Un ciné ? Vous appelez votre meilleur ami ? Vous allez vous balader pour vous changer les idées ? J’ai appris récemment que certains faisaient appel aux esprits. En l’occurrence, qu’ils appelaient une voyante. Ils composent donc un 36 quelque chose pour être mis en relation avec un médium pour la modique somme de 0,34 centimes d’euro la minute. Pour les plus chanceux d’entre eux, il est même possible de composer le numéro d’une hot line pour seulement 15 euros le premier quart d’heure, suivi du tarif avantageux de 4 euros la minute supplémentaire. Visiblement, ces services rencontrent un succès phénoménal. Les personnes qui appellent y trouvent un véritable apaisement, qui dure jusqu’au prochain appel, et tant que leur compte en banque ne vire pas au rouge.

Ces personnes ignorent probablement qu’il existe une hot line totalement gratuite et disponible sept jours sur sept et H 24 et d’une efficacité inégalée. Je veux bien entendu parler de l’appel, ou l’invocation de l’Esprit Saint. Si vous croyez aux esprits, bons ou mauvais, pourquoi ne pas faire appela au top du top, au meilleur d’entre eux, parce que vous le valez bien, donc au Saint Esprit ?

Cela vaut d’autant plus le coup que ce n’est pas vous qui donnez, mais c’est lui qui vous fait un don. Je ne parle pas de virement, ni de déduction fiscale mais de dons (au pluriel) en nature… ou plutôt en surnature. L’Esprit-Saint vous fait cadeau de sept dons qui dans la tourmente, peuvent être bien utiles, je pense en particulier aux dons de sagesse, d’intelligence et surtout de force, car je crois qu’aujourd’hui qu’on pourrait lancer une alerte enlèvement pour retrouver l’audace, le courage de dire les choses et de crier la vérité.

J’ai le sentiment que nous avons plus que jamais besoin de l’Esprit Saint pour éclairer les consciences face à tout ce que nous vivons en ce moment : le mariage pour tous et l’adoption, la théorie du genre, bientôt la PMA et la GPA sans parler de l’euthanasie, nous avons besoin d’hommes et de femmes inspirés. Ce n’est pas pour rien qu’on l’appelle aussi l’Esprit de Vérité.

En fait, l’Esprit Saint au final c’est la hot line à l’envers : c’est lui qui peut-être ne cesse de nous appeler et nous qui sommes incapables de lui répondre….

Sylvie

Prophète de bonheur

L'être humain semble avoir ce besoin inexorable de se projeter dans l'avenir. Les chefs d'entreprise font des prévisions, les voyants des prédictions et les croyants des prophéties. John Lennon imaginait, Martin Luther King quant à lui rêvait.

Appelez comme vous voulez ce que qui va suivre, mais concernant le pape François je suis persuadée qu'il y aura un avant et un après. J'ai le sentiment très fort que ce pape va apporter à l'Eglise un vent d'air frais, et que la perception qu'en ont nos contemporains va changer. Je ne pressens rien de fulgurant, rien d'immédiat, mais un changement dans la douceur et dans la durée. Ce pape va nous surprendre par les nombreux gestes qu'il va poser et dont les premiers jours ne sont que les prémices. Il va nous réconcilier avec l'Eglise, vous allez voir. D'ici quelques temps, lorsque nous dirons aux générations qui nous suivent, "De mon temps, les églises étaient vides, et on n'y voyait que des têtes blanches, les gens pensaient que l'Eglise était archaïque, déconnectée des réalités du monde… ", ils auront peine à nous croire ! Prenez des photos et filmez les messes, ce sont des documents historiques !

Pourquoi un tel optimisme me direz-vous ? Parce que, comme le dit Enzo Bianchi, fondateur de la communauté monastique de Bose, "Le pape s'est fait homme". Parce que François est comme nous : il parle comme nous, il a des amis, une famille, il passe des coups de fil, il fait des blagounettes etc. C'est ce qui va permettre d'abolir la distance, de combler le fossé qui s'est peu à peu creusé entre la société et l'Eglise. Cela ne signifie pas que ces prédécesseurs aient été ou sont des surhommes. Non, mais la jovialité, les mots simples et le caractère latino-américain si chaleureux du pape François font qu'il n'a pas besoin de grands discours pour exprimer son humanité : elle transparait de partout. Et lorsque l'on se sent proche de quelqu'un, on est plus a même d'écouter ce qu'il a à nous dire. 

Alors, le pape François sera-t-il celui qui verra se réaliser ce que Benoît XVI avait appelé de ses voeux : que les hommes reviennent à Dieu ? L'avenir seul nous le dira.

Sylvie