J’écris ton nom, Laïcité

http://www.decoration-guadeloupe.com/article-dessins-d-architecture-102167391.htmlRéécoutez la chronique sur Radio Notre-Dame, bon j’avais perdu mon texte, je pense que cela s’entend malgré tout. Passez 3′

Face à l’ampleur de la menace qui plane sur notre pays, notre gouvernement a dégainé une arme redoutable. Une arme à terroriser les djihadistes, à faire blêmir le calife, à faire trembler tous les jeunes tentés par un départ en Syrie. Je veux bien sûr parler de cette bombe nucléaire qu’est la Laïcité. La Laïcité, pour qui, c’est bien connu, tout le monde est prêt à donner sa vie.
La Laïcité, qui transcende les foules et les fait se lever par dizaines de milliers dans les rues, la Laïcité, idéal pour lequel on ne cesse d’écrire chansons et sonnets.
La Laïcité, qui seule ouvre une vision d’avenir pour laquelle chacun est capable de se sacrifier.
Combien de monuments érigés aux martyrs de la Laïcité, à ceux qui ont préféré verser leur sang pour elle plutôt que de vivre sous le joug de l’oppression religieuse !

La Laïcité, plus qu’une arme, se place au-dessus de tout. Il faut donc aller plus loin pour lui rendre la vénération qui lui est due. A une déesse ne voue-t-on pas un culte ? Les révolutionnaires avaient la Raison, pourquoi ne pas instituer des rites pour rendre hommage à la Laïcité ? Najat Vallaud Belkacem a décidé de lui consacrer une journée, non ! Madame la Ministre, n’ayez pas peur d’aller plus loin ! Ce sont des temples, des églises, des prières, des bougies, et des objets sacrés qu’il faut instaurer ! Rendons un culte laïc à celle qui illumine nos vies, qui nous donne envie de bouger et de changer de société !

[STOP !!!] Bon, vous l’avez compris, la laïcité ne me donne pas des étoiles dans les yeux, encore moins la chair de poule. Selon moi le problème vient du fait de confondre la fin et les moyens. La laïcité ne peut pas être une fin en soi. Non, ce n’est pas l’idéal qui fait rêver les Français, franchement ça se saurait. Et j’ai un scoop, je vais vous donner le nom de cet idéal pour lequel nous serions prêts à nous dépasser. Je vais vous le donner, quitte à en choquer certains. Cet idéal, c’est la France. Attention, pas celle qui commence en 1789, mais la France avec toute sa richesse, son histoire, ses combats, ses victoires, ses grands hommes et femmes, sa culture, sa cuisine, son art de vivre etc. Lorsque le gouvernement aura compris que c’est là qu’il doit investir, qu’il doit redonner le goût de la France, alors, j’espère qu’il comprendra que la laïcité n’est qu’un MOYEN pour vivre cet idéal.

Sylvie

Psychothérapie pour la France (version 2016)

La liberté guidant le peupleVersion audio, au bout de trois minutes sur Radio Notre-Dame.
Avec les attentats, il me semble que nous avons soudainement pris conscience que notre société va mal. On entend que les valeurs se perdent qu’il y a un manque de repères. Mais dites moi, comment une société peut-elle aller bien si elle ne sait pas d’où elle vient ni où elle va ?
Comparons la France à un être humain. Il est avéré que reconnaître que l’on va mal, c’est être à moitié guéri. Reste alors à l’être entièrement. Mais pour cela il faut prendre les moyens, par exemple en passant sur le divan. Imaginez le thérapeuthe lui dire « Chère France, parlez-moi un peu de votre enfance… » Silence. Je sens poindre le problème : « Auriez-vous quelque chose à régler avec votre passé… votre passé judéo-chrétien par exemple ? » Ouï, là ça fait mal, diagnostic : notre société ne va pas bien car elle demeure fâchée avec une partie de son Histoire. Avec un passé douloureux. Je ne suis pas médecin, mais je crois que dans ces cas là qu’il y a un mécanisme d’oubli des traumatismes antérieurs qui se forge, qui permet de vivre ou de survivre, jusqu’au moment où « ça pète », sous une forme ou sous une autre.

Un passé judéo chrétien ?
J’ai l’impression de choquer, de « blasphémer », voire de parjurer la sacro-sainte laïcité. Que la Raison me pardonne ! Le propos n’est pas d’être croyant ou non : je parle ici de culture. Alors pourquoi est-ce aussi difficile à accepter ? A l’heure actuelle, les Français associent l’ère chrétienne à l’obscurantisme : les croisades, l’Inquisition, les guerres de religions etc. Je reconnais que l’on a, en France et ailleurs, tué et massacré au nom de la religion. Comme tous ceux qui partagent ma foi, je le déplore vivement. Mais cependant, pourquoi tous ces faits historiques occultent-ils le bien qui a été réalisé par l’Eglise ? Comment peut-on passer sous silence ce que les monastères ont apporté de stabilité et de paix à l’Europe du Moyen-Age ? Comment peut-on oublier que l’instruction et l’éducation ont été développées en premier lieu par les clercs ? Comment nier que les premiers hospices, ancêtres de nos hôpitaux furent à l’origine créés par des chrétiens, fidèles au message du Christ ?
 Actuellement, l’Histoire que l’on enseigne à l’école est fondée sur un événement : la Révolution. On l’étudie en CM2, en 4e et on nous en recolle une couche au lycée – on ne sait jamais, connaître les mois révolutionnaires peut un jour nous servir au Trivial Poursuit. Mais ce qu’il y avant : on n’en parle presque pas.

Alors que faire ? Déjà ne pas se tromper de remède. On nous propose de mettre plus de laïcité, plus de laïcité, mais non !!! Il faudrait plus d’histoire, plus d’histoire, plus de culture. Cela permettrait aux Français de reconnaître, qu’ils sont profondément chrétiens, qu’ils le veuillent ou non. Et pour preuve aujourd’hui la générosité, les valeurs de solidarité et de partage, que l’on retrouve chez peu de nations. Je suis sûre qu’une guérison est possible pour la France et que tout doucement elle s’acceptera avec ses blessures, et qu’elle pourra faire ce travail de réconciliation intérieure, comme le fait un être humain qui se remet en question pour aller mieux. Et cela ne nous empêchera pas de vivre en paix avec les autres religions, au contraire ! Savoir qui l’on est, être fier de sa culture et de son histoire, aide à vivre avec les autres. Sinon il ne faudra pas s’étonner que cela aille mal.

Sylvie

NB : une première version de cet article avait été publié en 2010 « Psychothérapie pour la France« .  J’y ai pensé en lisant cet article sur Famille Chrétienne Malik Bezouh, des frères musulmans à l’amour de la France chrétienne.

Noël c’est cadeau !

KdoA ré-écouter sur Radio Notre-Dame, même s’il en manque un tiers (vers 3’34)
C’est Noël dans une semaine, et si l’esprit de Noël est parfois absent, il souffle tout de même sur la ville de Lille avec une belle initiative solidaire qui a vu le jour. Arthur depuis plusieurs mois passe tous les jours devant un SDF, il finit par lui dire bonjour, par sympathiser, par lui acheter un sandwich, et un jour, il lui donne des vêtements qu’il ne met plus et qui sont encore très bien. Il se rend compte de la joie que cela procure chez ce pauvre homme et se dit que c’est pour lui un peu Noël. Il décide alors de lancer une grande collecte pour que les 3000 SDF de Lille puissent recevoir un cadeau pour Noël et baptise l’opération « Un cadeau pour un charclo » (traduction du verlan : clochard) Il met une page Facebook en ligne et très vite, c’est un vrai succès, il collecte des cadeaux, il organise tout cela et cela prend de l’ampleur. Il a visiblement inspiré plusieurs villes pour faire la même chose. Quand on voit ce type d’initiatives qui nait spontanément, on peut rester optimiste sur notre pays, notamment après les régionales que l’on vient de vivre.

C’est pour cela qu’il me semble qu’au lieu de regarder nos hommes et nos femmes politiques se déchirer, se battre pour leur bout de gras, c’est tellement affligeant, je crois qu’il est temps de mettre les projecteurs sur les véritables initiatives, celles qui viennent des citoyens, celles qui font vraiment avancer la France. Car j’en suis sûre la solution ne viendra pas d’en haut, mais d’en bas. Je pense aussi par exemple à la start up KOOM, lancé par un jeune trentenaire qui permet à tous de s’inscrire à un défi qui permet d’œuvrer pour la préservation de l’environnement avec une démarche sociale et solidaire.

Noël nous invite à plus de solidarité, et à plus de générosité. Cet appel nous l’avons ressenti très fort après les attentats, et je pense qu’il va se développer de plus en plus –attention préparez-vous, ça va être énorme. Il y aura notamment cette année beaucoup de réveillons solidaires, d’après mes informations, beaucoup plus que d’habitude. Enfin, une amie me disait qu’il était important de garder le cœur à la fête. Et je peux vous dire lorsque vous voyez la vidéo du jeune Arthur qui a lancé un cadeau pour un charclo, il est vraiment heureux, joyeux de le faire. Et si la solidarité, le don de soi était le vrai secret de la joie qui demeure ?

Alors je vous souhaite un Noël solidaire, un Noël rempli de joie !!

L’urgence est ailleurs

Rabii RammalA ré-écouter sur Radio Notre-Dame.
C’était il y a une semaine, la France vivait un drame terrible. Le dernier jour d’insouciance pour notre pays, car rien ne sera plus jamais comme avant. L’état d’urgence va d’ailleurs être prolongé de trois mois. Mais où se trouve vraiment l’urgence ?
Il y a urgence certainement à préserver notre sécurité, mais il me semble que l’urgence est également ailleurs (tout comme la vérité). Il y a urgence, urgence à remettre du lien dans notre vie, à remettre de l’humain, à nous parler, à exprimer notre solidarité, à se sourire, s’échanger des regards. Il est urgent de revenir à l’essentiel. Et au final l’essentiel c’est d’aimer. Il est également urgent de faire de la philo, de la théologie, de mettre de la culture au milieu de cette ignorance. Il est urgent de mettre de la lumière dans les ténèbres.
Il y a urgence aussi à se sentir ensemble, à agir ensemble, à nous battre ensemble. Ensemble, c’est un mot que l’on a beaucoup entendu ces jours ci. Ensemble, chrétiens et musulmans, unis.

Selon moi, nous assistons en direct-live (sur toutes les antennes) à la fin d’une époque. Avec la gravité de ces événements, nous allons sortir de l’égoïsme, du chacun pour soi, de la course au profit. Mais la fin d’un monde suppose le début d’un autre. Nous allons très certainement, malheureusement, traverser de très lourdes épreuves. Mais nous allons aller vers quelque chose de beaucoup mieux que ce que nous connaissons, quelque chose d’extraordinaire. Je pense que nous allons revenir à notre cœur. Nous allons retrouver ce qui fait la merveille de notre humanité. Et ce que nous avons vu avec #porteouverte, avec les hôpitaux qui ont réquisitionné au dernier moment, eh bien ce n’est que le début également de cette vague d’amour qui va submerger notre pays.

Vous allez me dire que ce type d’élan de solidarité n’a qu’un temps… Là je vous dis que cela sera quelque chose de profond. Quelque chose d’enraciné, de solide, que personne ne pourra détruire pas même les terroristes les plus déterminés. Un tsunami sans précédent, tellement fort qu’il ne pourra s’arrêter. Et c’est assez ironique finalement car les djihadistes vont créer malgré eux exactement l’inverse de ce qu’ils escomptaient. Ils espéraient de la haine, ils auront de l’amour, ils pensaient nous détruire, ils vont nous rendre encore plus vivants.
Et cette vague sera tellement forte, qu’au final, elle pourrait bien finir par les emporter. Car rien n’est impossible à Dieu.

Vatileaks, changement d’ère

© LSD - Rome 2014
© LSD – Rome 2014

Ce week-end deux personnes ont été arrêtées, elles faisaient partie de la commission chargée de faire un audit général sur les finances du Vatican. On parle d’un nouveau Vatileaks. Ces deux personnes auraient transmis des documents confidentiels à un journaliste italien, qui auraient servi pour la rédaction de deux livres publiés en Italie hier. Ces ouvrages révèlent un manque total de gestion dans les finances du Vatican, un manque de transparence, une volonté de ne pas transmettre les comptes, des détournements d’argent etc.

Bref, les livres révèlent une certaine résistance à la politique du pape François. On se rappelle qu’il a été élu, entre autres, pour réformer la Curie. Il sait qu’il doit dégraisser un mammouth, pire que l’Éducation Nationale en France donc imaginez un peu ! Il doit nettoyer une institution vieille de plusieurs siècles. Mais regardez comment il procède, et là on peut dire en cela qu’il est un modèle. Il s’est entouré d’un conseil de 9 cardinaux, il a créé un ministère de l’Economie, il a à cœur que s’il y a une restructuration, les personnes ne perdent pas leur emploi. Il agit lentement mais sûrement. Il prend conseil, il discerne. Il prend le temps.

Au final, je pense que cette affaire nous renvoie à notre propre capacité à accueillir le changement. Franchement, personne n’aime être bousculé, surtout lorsque l’on a ses petites habitudes. Et accepter de changer, c’est accepté de se regarder en face, de voir ses failles, ce qui ne va pas. Après tout, on s’en est accommodé, même si cela fait du mal aux autres, ou à soi-même. Je parle de nos petites malversations intérieures, ou de nos rétentions d’informations. C’est lorsqu’un regard extérieur vient faire la lumière sur nos zones d’ombre que nous trouvons bien confortables, eh bien c’est à ce moment que l’on se sent gêné et mal à l’aise. Comment faire pour que ça aille mieux, vers plus de beau, vers plus de bien, vers plus de bonheur. C’est donc un vrai travail sur soi, qui demande courage et lucidité. On peut donc comprendre qu’après tant d’années, cela soit difficile pour la Curie. C’est alors que seule la grâce peut intervenir. Ce qui se passe au Vatican, c’est aussi ce qui se passe en chacun de nous. Personnellement je pense que le changement est possible, pour nous comme pour la Curie. C’est mon côté optimiste.

 

Retour vers le futur, ou pas !

Retour vers le futurEn ré-écoute sur le site de Radio Notre-Dame en cliquant ici !
Cette « retour vers le futur mania » qui a parcouru le web ces derniers jours m’a beaucoup amusée. En effet, mercredi 21 octobre 2015 était un jour très attendu, non par parce que c’est l’anniversaire de mon baptême, mais car c’est la date à laquelle arrivaient dans le futur les deux héros du film Retour vers le futur. C’est assez étonnant de voir ce qui avait été prédit par le film, et ce qui s’est effectivement produit et ce qui ne s’est pas (encore) réalisé. En fait on parle beaucoup de futur, mais j’ai vu surtout dans ce phénomène une forte nostalgie, de ce film des années 80. Et au contraire de nous tourner vers le futur, cela nous avons plutôt assisté à un retour vers le passé. Et ce phénomène me semble très fort actuellement : retour vers les choses anciennes, les meubles vintage, la mode du rétro etc. Comme si le passé avait quelque chose de rassurant dans un monde où tout paraît incertain. Sans parler de tous ceux qui se morfondent en pensant que c’était mieux avant, et qui regrettent la France (fantasmée) de leur enfance.

Sommes-nous alors incapables d’avancer ? C’est sûr, si l’on regarde en permanence derrière nous, ça ne va pas être évident. Il y a donc un juste équilibre à trouver pour tenir la main d’hier tout en prenant celle de demain. D’où l’importance de connaître le passé, de corriger les erreurs pour inventer l’avenir. Tout ce qui est bon du passé, il s’agit de le transformer au lieu de le ressasser comme un vieux vinyl dans son mange-disque. Au bout d’un moment il finit par se rayer de ne plus être audible. Selon moi, le futur, c’est le passé augmenté. Je fais partie de ces gens qui pensent ce sera mieux après.

Il semble que tout est fait pour que l’avenir nous fasse peur : le réchauffement climatique, le catastrophisme, le fait que nous allons être de plus en plus nombreux sur terre. Le futur semble être teinté de noir et de pessimisme. Est-ce que l’on peut imaginer aujourd’hui comme l’on fait les scénaristes de Retour vers le futur un avenir meilleur dans 30 ans ? Vers quelle forme de meilleur voulons-nous aller ? Quelles sont les priorités ? L’argent doit-il rester notre objectif numéro 1 ? Est-ce le plaisir ? Le confort ? Le progrès technique ? Ou bien plutôt l’amour ? La relation ? L’être humain ? En fait je me demande si préparer l’avenir ce n’est pas finalement simplement vivre à 100% le présent. Car l’avenir se décide aujourd’hui, par nos choix du quotidien tout en gardant à l’esprit d’où l’on vient et où l’on va. Il y a des choix fondamentaux à poser pour inventer le scenario d’un retour vers le futur en 2045. Reste à savoir lesquels.

Sylvie

 

France : de la violence dans l’Air

@Flickr Doug
@Flickr Doug

Version audio diffusée sur Radio Notre Dame :

S’il est difficile de justifier l’arrachage de chemise du représentant RH par les salariés d’Air France, il est toujours possible d’essayer de le comprendre.

Lorsque vous n’êtes qu’un numéro dans une multinationale ou lorsque l’on vous annonce un plan social alors que l’entreprise fait des bénéfices, on peut comprendre qu’au bout d’une moment l’on puisse s’énerver. La colère peut être légitime lorsqu’elle est déclenchée par l’injustice, la perte de dignité. etc. Et une colère peut être saine pour faire changer les choses. Le problème, c’est lorsqu’elle dégénère en violence. On entre alors je pense dans un cercle vicieux de surenchère qui au final s’avère stérile. Personne n’est à l’abri. Cet été pour vous raconter une anecdote, j’étais à un concert, et vous savez on est serré, on a besoin d’un peu d’espace et le ton est monté avec ma voisine qui a fini par m’agresser verbalement. Cela m’arrive vraiment très rarement, mais il est monté en moi une envie de la frapper, mais quelque chose de fort. J’ai réussi à me calmer grâce à la Communication Non Violente et parce que le concert était super. Donc ces forces intérieures de destruction, elles sont en nous, elles sont latentes, et peuvent être exacerbées par un environnement hostile. Et voilà ce que ça donne.

Mais cette violence n’est-elle pas tout simplement le reflet de notre société ?

Je le crois en tout cas, et c’est encore un paradoxe complètement français. Tout le monde s’est scandalisé de cet arrachage de chemise, parce que c’est vrai, on attend autre chose de la part d’une société dite « civilisée ». Je rappelle tout de même que l’on mange de la guerre à tous les repas, que l’on nous sert du règlement de compte à toutes les sauces, sans parler des faits divers, des fusillades ou des enfants passés dans la lessiveuse. On se demande presque s’il n’y a pas un Ministère invisible du stress et de l’agressivité, qui aurait recommandé 5 scènes de violence et de haine par jour, histoire d’altérer notre bien-être.

C’est véritablement à un changement de société que nous appelle ce type d’événement. Ce n’est jamais évident de s’attaquer à la racine du mal, parce qu’il faut pour cela aller au fond de soi-même (et tout le monde n’est pas spéléologue). Cela peut passer par un travail sur soi pour certains. Ensuite, je crois beaucoup à la CNV, Communication Non Violente, qui permet à partir des faits, d’exprimer ses émotions et de voir en fonction, les besoins qui ne sont pas remplis. Le fait de verbaliser son mal être est fondamental. Et pour terminer, peut-être aussi tout simplement que la solution est de se tourner vers Dieu, pour qu’Il puisse transformer cette violence en bienveillance, et en amour. Et lui dire notre impuissance car compter sur nos propres forces me paraît très difficile pour lutter contre cette colère qui peut nous habiter et qui est totalement humaine. Ah oui, faire du sport aussi ça peut aider 😉

Médecins en colère

Les médecins restent mobilisés contre le projet de loi santé. Un cabinet sur deux était fermé le 5 octobre en Ile de France. Alors que le Sénat doit voter le projet de loi, les médecins rappellent fermement leur opposition au projet et ont manifesté leur mécontentement devant le Luxembourg. L’un de mes premiers reportages !